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Pourquoi l’utilisation d’algues pétrolifères comme substitut au pétrole est-elle une solution contestée ?

Aujourd’hui, le pétrole est présent dans chaque parcelle de nos vies. Si l’on pense immédiatement à l’essence et au carburant, le pétrole est aussi présent dans nos vêtements, nos produits de consommation, nos cosmétiques, nos appareils électroménagers et électroniques et bien d’autres, notamment à travers les matières plastiques… Bref, le pétrole est partout. Pourtant, et nous le savons maintenant depuis plusieurs années, nos réserves d’or noir sont limitées, et il devient urgent de trouver des alternatives. Parmi celles-ci, on a vu se développer un certain nombre d’agrocarburants, créés à base de plantes comme le colza ou la canne à sucre, mais aussi de microscopiques plantes marines. Parfois soulignée comme le carburant du futur, l’utilisation des algues pétrolifères est pourtant contestée en raison de son coût important et de l’utilisation de produits issus du pétrole pour sa production.

Comment créer du carburant à partir d’algue pétrolifère ?

Les algues pétrolifères, ce sont de nombreuses variétés de petits organismes marins microscopiques. Ils flottent en permanence dans les eaux de tous nos océans, et représentent donc potentiellement une source d’énergie considérable qui pourrait pallier l’utilisation du pétrole. Ainsi, il est possible de recueillir ces algues grâce à des filets aux mailles extrêmement fines. On va ensuite les mettre en « culture », c’est-à-dire dans un environnement qui facilite leur prolifération et les laisser se développer afin d’utiliser par la suite la particularité qui nous intéresse. En effet, très riches en lipides, ces algues permettent de créer de l’huile, le combustible qui nous intéresse en tant que carburant. Pour cela, il va être nécessaire de concentrer les algues afin de produire la précieuse huile. Cerise sur le gâteau, ces plantes marines ont la particularité d’absorber le CO2, ce qui en fait une industrie qui, en théorie, permettrait de réduire les émissions de ce gaz à effet de serre.

 

Une production coûteuse et gourmande

Mais dans cas, pourquoi ne roule-t-on pas tous déjà grâce aux algues pétrolifères ? Malheureusement, celles-ci souffrent de défauts qui font que leur utilisation à grande échelle est aujourd’hui grandement contestée. Le premier problème est son coût : l’agrocarburant issu d’algues pétrolifères affiche actuellement un prix tournant autour de 10 euros le litre. Une somme beaucoup trop élevée pour le commun des automobilistes, et donc impossible à exploiter sur le marché. Second inconvénient, l’exploitation des algues reste gourmande en produits issus du pétrole, notamment l’éthanol. Produire ce biocarburant utilise donc du pétrole, que l’on souhaiterait, à terme, remplacer par celui-ci : paradoxal. Pourtant les industriels français et américains ne se découragent pas et la recherche sur le sujet est très active : sélection d’algues à meilleurs rendements, utilisation des stations d’épuration pour faire d’une pierre deux coups… Des solutions semblent se profiler, et, espérons-le, permettront à ce carburant vert d’être exploité un jour.

L’utilisation d’algues pétrolifères comme substitut au pétrole est aujourd’hui contestée en raison de son prix et de ses besoins en matières issues du pétrole. Espérons que des solutions soient découvertes prochainement, ce qui permettrait, à coup sûr, d’ouvrir un nouveau chapitre dans l’histoire des énergies vertes.

 

source vidéo : chaîne universcience.tv